Restaurer l’équilibre

Tout en douceur, l’Ostéopathie équine donne de bons résultats dans de très nombreux cas.

Un équilibre fragile.

Votre cheval est le représentant d’une espèce qui, plutôt que de développer une carapace, des cornes ou tout autre stratégie pour lutter contre ses prédateurs, a adopté la fuite. C’est pourquoi, à l’origine, tout en lui est tourné vers la course, et c’est pourquoi il est fait pour un mode de vie dynamique.
Si sa rencontre récente avec l’homme (10 000 ans) n’a pas totalement changé sa nature profonde, ce que nous attendons de lui diffère tout de même de ses activités originelles. Porter un cavalier, tracter une calèche ou une charrue, sont autant de tâches auquelles l’évolution ne l’a pas préparé, et ce malgré les sélections opérés par l’homme. Il est alors normal que les équidés aient de temps en temps quelques problèmes physiques, notamment articulaires.
Certains sont criants, et nécessitent une prise en charge immédiate, d’autres, au contraire, sont plus sournois : Ils peuvent s’installer progressivement pour effectuer un véritable travail de sape du physique et du mental de votre cheval. Il peut aussi s’agir des suites d’un traumatisme dont on pense (à tort) qu’il guérira vite et naturellement.

Les raisons de consulter

Les situations propres à rompre l’équilibre corporel de votre cheval et à réduire ses performances sont variées. Voici une liste non exhaustive de signes alarmants et d’activités exigeant un suivi régulier. Un peu d’attention au quotidien permettra de les déceler. C’est important pour votre cheval.

Signes comportementaux
  • changements de comportement
  • Agressivité
  • Manque d’obéissance
  • refus du mors
  • Difficulté à seller le cheval
  • Difficulté à le ferrer
Signes liés au travail
  • Baisse brutale des performances
  • Refus de certaines allures
  • Difficultés de transition d’allure
  • Postures inhabituelles
  • Dissymétrie
    (postures ou mouvements)
  • Problèmes de coordination ou d’équilibre

    Spécifiquement à certaines disciplines :

      Saut d’obstacle :

    • difficultés à tourner court
    • rigidité au saut, le cheval saute « plat ».
    • mauvais engagement des postérieurs
    • réception toujours sur le même pied
    • rotation du bassin au passage des postérieurs
    • Dressage
    • Rigidité
    • difficulté à changer de rythme.
    • Le cheval réagit mal au trot assis.
    • Soudaine difficulté à réaliser une figure
Signes cliniques
  • Bruits articulaires
  • Inflammation locale
  • Dissymétrie musculaire
  • Problème de poil localisé
  • difficultés à récupérer,
  • raccourcissement de la foulée,
  • boiteries,
  • entorses,
  • raideur,
  • douleurs vertébrales
    (encolure, dos, bassin),
  • douleurs articulaires,
  • troubles digestifs
    (diarrhée, colique)
  • troubles génitaux
    (ovariens ou testiculaires)
  • insuffisance rénale,
  • insuffisance respiratoire.
Activités pratiquées
Certaines activités intenses justifient un suivi régulier.

  • Concours de saut d’obstacle
  • Cheval de travail
  • Cheval attelé
  • Randonnée
  • Dressage
  • Galopeur
  • Trotteur

Créé pour le mouvement

Un cheval équilibré

Ne pas laisser trainer

Certains désordres anodins, s’ils ne sont pas réglés assez tôt peuvent croitre de façon invisible et prendre plus tard des proportions considérables. Cet aspect imprévisible peut s’expliquer par les mécanismes de compensation.

Compensation

Tout d’abord, le corp de votre cheval applique un ensemble de mesures vouées à gérer ces problèmes (tension d’un muscle, refus de certains mouvements). On appelle cela la compensation. Mais ensuite, ces dispositions sont insuffisantes. Chaque situation a une limite de compensation, c’est-à-dire un niveau au delà duquel l’adaptation n’est plus possible.

Le vase déborde

Lorsque l’on passe cette limite, « la goutte d’eau fait déborder le vase », la pathologie et ses symptômes peuvent apparaitre sans qu’une cause ne soit évidente. L’ostéopathe doit donc « vider ce vase », pour éviter qu’il ne déborde, ce qui pourrait amener certaines conséquences :

Conséquences directes

Physiques
  • Vérouillage d’une articulation
    (en aval et en amont de l’articulation à l’origine du problème)
  • Tension d’un muscle
    (ce qui entraine une hypertrophie du muscle et une fatigue.)
  • Fonte musculaire
    (le verouillage d’un ensemble d’articulations gêne le bon fonctionnement d’un ensemble de muscles)
  • Inflammation sévère
    ( intensité et en étendue.)
Comportementales
  • Troubles locomoteurs
    refus de certaines allures
  • Problème de comportement
  • Diminution des performances
  • Vieillissement des articulations

Conséquences indirectes

Chronicité
Un trouble est chronique lorsqu’il s’installe progressivement, et qu’il dure et n’a pratiquement pas de chance de guérir.
Ainsi peuvent évoluer certains troubles, articulaires par exemple, lorsque l’on n’agit pas sur leurs causes.
Effets secondaires des traitements
Un recours fréquent à des traitements symptomatiques Qui tente de traiter les conséquences visibles du mal,
et non ses causes.
peut s’imposer en l’absence de collaboration entre le vétérinaire et l’ostéopathe. Ceux-ci entrainent parfois des effets secondaires non négligeables par exemple avec les anti-inflammatoires (système digestif : ulcère de l’estomac, hémoragie, déséquilibre de la flore intestinale, etc …)

Des activités exigeantes

Des activités exigeantes

Certains chevaux ont des activités qui exigent un suivi régulier. Mieux vaut ne pas négliger ce qui semble être un problème anodin …

L’Ostéopathie : une solution

Voici une présentation succinte de l’ostéopathie qui vous permettra de comprendre en quoi elle est différente de l’approche classique et à quel point elle peut en être un complément utile.

Libération des vérrouillages

C’est ce que l’on sait généralement de l’ostéopathie.
Les symptômes douloureux ne sont que les moyens d’expression d’un problème sousjacent. Ils peuvent découler par exemple d’un vérouillage articulaire. En effet, on découvre fréquemment lors de la consultation d’ostéopatie qu’une limitation du mouvement est à l’origine du problème. C’est pourquoi, en libérant le blocage, la structure squelettique se comporte à nouveau normalement et les douleurs s’atténuent ou disparaissent.
NB : La mise en oeuvre des techniques ostéopathiques ( les manipulations et mobilisations) n’implique que les mains du thérapeute.

Ajustement structurel

Mais le thérapeute n’agit pas que d’une manière mécaniste ou localisée : Il a en réalité un point de vue et une action globale sur le patient. Le terme souvent utilisé est « ajustement structurel. »
Cet ajustement s’effectue sur toutes les structures musculo-squelettiques, aux enveloppes musculaires et aux organes contenus dans l’abdomen, le crâne ou le thorax. L’ostéopathe applique divers mouvements à la structure osseuse et mobilise les tissus enveloppant organes et muscles. Cela permet de réajuster les tensions structurelles et de faciliter les échanges de fluides : lymphe, liquide céphalo-rachidien, sang.

Une technique douce

Toute intervention humaine sur le corps d’un être vivant est succeptible d’entrainer des effets secondaires, mais dans le cas de l’ostéopathie, ceux-ci sont relativement anodins.
Ainsi, si le succès de cette approche thérapeutique vient des succès qu’elle obtient, l’absence de toxicité ou d’autres effets secondaires sérieux y est aussi pour quelque chose. Vous savez qu’en confiant votre cheval à un ostéopathe, il n’y aura pas de mauvaise surprise. L’animal achèvera la séance sans traumatisme physique ou psychologique, il n’aura pas de réaction allergique grave. Ce point positif en fait le complément idéal de l’approche vétérinaire classique.

Retrouver l’équilibre

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